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Parce que nous aimons aussi mettre en valeur les travaux des fans, voici aujourd'hui une recréation franchement fidèle du grenier d'Olaf que nous avons pu lire décrit dans le Tome I des Désastreuses Aventures. Vous remarquerez que les artistes se sont scrupuleusement inspirés d'Helquist car l'oeuvre était présentée à une exposition de travaux d'enfants où Brett Helquist devait apparaître.

 

Plus d'infos et de photos ici !

 

En bonus, un entretien très intéressant avec Brett Helquist où l'on apprend comment il en est venu à travailler sur les Désastreuses Aventures.

 

Combien de temps vous fallait-il pour faire une de ces illustrations en noir et blanc ?

Pour les Désastreuses Aventures, ces dessins en noir et blanc prenaient d'un à deux jours pour la composition puis une bonne journée pour la réalisation proprement dite. La plupart des gens n'ont pas conscience que le travail de composition existe, et c'est pourtant là que se concentre le plus gros du boulot : dans la composition, pour s'assurer que tout se tient, pour détailler tous les costumes correctement, et ainsi de suite. La composition prenait donc d'un à deux jours, voire plus pour les dessins les plus complexes. Mais généralement l'acte de dessin final ne prenait pas plus d'une journée. Une grosse journée, néanmoins. Une peinture colorée comme celle que je termine pour Scary Stories 3 prendra une semaine à composer et une autre semaine à peindre, donc deux semaines grosso-modo.

So on those, it’d take a day or two, sometimes more for more complex ones. But generally I can execute those in about a day. It’s a long day, though. A color painting like the one I’m just completing for a Scary Stories 3 cover will take about a week to compose and then another to paint, so about two weeks all together from start to finish.

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A ce stade, je pris un mois de congé de mon boulot alimentaire et ne pris plus de commandes d'illustrations. Je réalisai alors un dossier plus approprié aux livres d'enfants. je commençai à le montrer un peu partout et moins d'une semaine plus tard je rencontrai l'agent qui devait, deux semaines après, me décrocher un contrat sur Lemony Snicket. Ca s'est vraiment passé très vite. Peut-être étais-je enfin prêt.

C'était un travail crucial ou bien Lemony Snicket était-il encore relativement peu connu ?

Encore très peu connu. Je veux dire, j'étais un inconnu, l'auteur lui-même à l'époque était un inconnu également, et l'agente - eh bien, c'était également le premier projet qu'elle proposait personnellement. Nous n'étions personne.

Au début, il y a eu quelques marques d'attention - des critiques rares mais encourageantes, et de bons chiffres de ventes - la folie Snicket, ça n'a vraiment commencé que plusieurs années plus tard. A l'époque, ce n'était rien qu'un boulot. Je me disais, "oh, chouette, moi qui voulais tellement faire des livres, voilà mon premier." J'ai même fait semblant de d'abord lire le contrat en prétendant réfléchir posément à l'offre, mais quand ils m'ont appelé en disant "on a ce manuscrit qui devrait te plaire," j'ai immédiatement dit "je m'en charge !"

C'était vraiment planifié sur treize tomes à cette époque ou bien ce n'était prévu que pour quelques livres ?

Le premier contrat concernait quatre livres, puis nous en fîmes un autre pour quatre livres supplémentaires. Même à l'époque du second contrat, c'était encore une petite série pépère. Mais quand nous signâmes le troisième contrat, celui des cinq derniers livres, c'était devenu dément. Donc oui, ça a pris un certain temps.

Comment cette série de livres a-t-elle influencé votre travail et votre réputation ?

C'était le jour et la nuit ? A peine un an après avoir illustré le premier tome, j'ai pu quitter mon emploi à temps partiel pour vivre de mon art. En plus de cela, je commençais à recevoir plus de contrats d'illustrations de livres que je ne pouvais en signer.

Je crois que mon instinct primal avait raison pour ce qui était de me lancer dans l'illustration de livres, car, comme je l'ai dit, j'étais compétent en la matière et j'avais déjà déjà un petit groupe de clients plus qu'heureux de me passer régulièrement des commandes... Mais je n'allais jamais exceller avec tout ça. Je n'allais jamais être montré dans les rétrospectives ou discuté au sein de la communauté des illustrateurs. Je n'étais qu'un illustrateur relativement fiable et compétent pour un petit groupe de clients très bien définis. Mais avec Lemony Snicket, j'ai commencé à acquérir une vraie reconnaissance professionnelle en moins d'un an. C'était un de ces rares cas où non seulement j'ai écouté mon instinct et qu'en plus il avait raison.